Chaque fois qu’on est motivé par de bonnes résolutions, avez-vous remarqué comme elles ont tendance à vite s’essouffler ?
J’en discutais encore avec mon fils la semaine dernière. Il m’expliquait qu’avec ses potes ils s’étaient inscrits à la salle de sport à la rentrée, et que les deux premières semaines ils étaient tous là et super contents de se retrouver pour un bon moment. Et puis trois semaines après… il avoue que lui-même a du mal à y aller. Entre les courbatures et la course boulot/dodo du quotidien, la motivation à y retourner est retombée comme un soufflé.
C’est souvent comme ça que ça se passe, non ? Les mécanismes des routines quotidiennes (la vraie vie quoi) prennent toujours le dessus sur nos rêves ou notre inspiration. Même quand c’est une bonne chose et qu’on avait les meilleures raisons du monde de se lancer et d’y arriver, en réalité il est souvent difficile d’inscrire une nouvelle routine dans l’existant et de la tenir dans la durée.
Pourquoi ?
Ce n’est pas un manque de motivation, c’est simplement que ce n’est pas planifié correctement dans un quotidien réaliste. Et aujourd’hui, à travers cet article, je vous propose une méthode toute simple pour inscrire n’importe quel nouveau projet dans votre quotidien et d’aller jusqu’au bout.
Imaginez quelque chose que vous aimeriez obtenir, changer, ou atteindre dans 30 jours. Vous l’avez ? Maintenant voyons comment l’intégrer dans votre quotidien pendant 1 mois.
Pourquoi le gros projet du mois reste toujours en plan
Le piège des petites tâches
Avant d’entrer concrètement dans la méthode de planification, identifions d’abord la véritable raison qui fait passer votre nouveau projet au second plan dans une routine déjà (trop) bien établie.
La vérité, c’est qu’au quotidien les petites tâches gagnent presque toujours contre les gros projets. Parce qu’elles sont simples à caser, même dans un emploi du temps chargé. On les connaît, elles sont routinières et on sait exactement par où commencer, comment les exécuter et on peut les terminer vite. Cela peut être un mail à envoyer, un rendez-vous à prendre, une amie à appeler, une table à débarrasser, ou encore un papier à remplir… autant de petites choses dont on se débarrasse vite avec immédiatement la satisfaction d’avoir accompli quelque chose.
Check ! Je peux souffler… ça, c’est fait.
Mais à côté de ça, il y a le gros projet important du mois qui patiente. On ne sait pas par quel bout le prendre. On visualise déjà la somme de tout ce qu’il va falloir faire, la quantité de temps qu’il va falloir libérer pour ça, et le volume d’énergie qu’il va falloir mobiliser. Et rien que de songer à ce que tout cela implique… on est déjà découragée, et le temps a déjà filé ! Vous êtes déjà en retard pour le prochain créneau sur votre planning.
Finalement cela reste dans les « il faut », et rien n’avance. On ne fait que repousser, en espérant un miracle temporel qui ne vient jamais. Et la fin du mois est là et vous n’avez pas avancé d’un pouce.
Alors, comment fait-on ?
Sans séquençage, un grand projet reste dans l’abstrait
Même remonté(e) à bloc avec la meilleure motivation du monde, personne ne peut attaquer un grand projet et penser le réaliser avec juste une deadline en tête. Ce n’est pas suffisant.
Parce que vous avez déjà une vie en place avec vos obligations, votre train de vie, et vos routines, il est impossible d’inscrire en un seul bloc dans votre quotidien le grand projet ou la grande transformation dont vous rêvez. La seule solution pour qu’il entre dans vos routines et que vous le teniez réellement jusqu’au bout, c’est de l’étudier et de le découper en plusieurs petites étapes.
Si par exemple, demain je décide de réaliser un nouveau jeu de cartes. Jamais je ne me contenterais de : « ok, je me lance, et dans 3 mois je sors un nouveau jeu ! » Comment savoir si j’ai assez de temps pour avoir fini dans 3 mois ? Même si je me lance maintenant, comment fais-je pour savoir si je tiens le délai, si j’avance ou si je suis en retard ?
Le travail sur votre projet avance au jour le jour. Mais vous ne pouvez pas maintenir une vue d’ensemble chaque jour sans vous perdre en route et vous enliser dans vos routines courantes. C’est comme le peintre qui a le nez sur sa toile, mais a besoin de recul pour observer la perspective de son œuvre. Quand vous êtes trop près, vous ne voyez pas vraiment où vous en êtes, ni où vous allez.
En conséquence, vous allez avoir besoin d’un planning pour découper et structurer votre grand projet en plusieurs étapes, puis en actions concrètes, en déterminant le temps réel nécessaire à vos actions dans chaque journée.
Pour faire court : on passe d’une idée abstraite à un plan d’actions concrètes.

La méthode en 4 temps pour tenir son objectif sur un mois
Étape 1 : Choisir UN projet à réaliser sur un mois
Il peut s’agir d’un projet qui est exactement réalisable en 30 jours, ou bien il peut s’agir d’une nouvelle habitude que vous souhaitez mettre en place. C’est scientifiquement prouvé, il faut 21 jours au cerveau pour intégrer une action répétée comme une habitude.
C’est pourquoi si vous décidez aujourd’hui de faire une nouvelle chose chaque jour pendant un mois, il y a fort à parier qu’au bout de ce mois, vous réaliserez cette nouvelle habitude sans même y penser. Elle sera pleinement intégrée dans vos habitudes de vie. Imaginez ce que vous pourriez changer dans votre vie en commençant aujourd’hui !
Pour illustrer cet article d’un exemple concret, reprenons l’exemple de tout à l’heure, et imaginons que je veuille créer un nouveau jeu de cartes oracle. Bon, 30 jours, ce n’est pas réaliste, mais la méthode appliquée est la même quelle que soit la durée. Donc imaginons que c’est un tout petit jeu de cartes. 😜
Voici comment je m’y prendrais pour planifier mon projet concrètement.
Étape 2 : Décomposer en étapes hebdomadaires actionnables
Maintenant que mon projet est défini, je vais surtout éviter de le regarder comme un énorme bloc à terminer dans 30 jours.
Je vais plutôt étudier méthodologiquement par quelles étapes concrètes je dois passer pour le mettre en œuvre. Le projet initialement vague devient une suite d’actions concrètes.
Je vais me demander : qu’est-ce qui doit être terminé à la fin de chaque semaine pour que mon projet avance au bon rythme ?
Pour mon petit jeu de cartes oracle, je pourrais par exemple décider :
- Semaine 1 : définir le thème du jeu, le nombre de cartes et la structure générale.
- Semaine 2 : réaliser les premières illustrations.
- Semaine 3 : terminer les illustrations et mettre en page les textes sur chaque carte.
- Semaine 4 : relire, corriger, et rédiger le livret d’accompagnement.
Tout de suite, c’est déjà beaucoup plus parlant ! J’ai défini des actions claires, je sais exactement par où commencer et je sais à quel rythme je dois avancer pour être dans les temps.

À ce stade, vous pouvez déjà bloquer des créneaux dans votre agenda pour votre projet principal, afin de réserver concrètement du temps à chacune de ces étapes.
Étape 3 : Répartir chaque grande étape en petites actions journalières
Une fois que je connais mes grands axes avec un objectif clair chaque semaine, je découpe cet objectif à nouveau en petites actions précises et concrètes que je vais pouvoir placer dans un bloc-temps de mon planning journalier.
Par exemple, si mon objectif de la semaine est de réaliser 10 illustrations pour mon jeu de cartes, je peux décider d’en faire 2 chaque jour du lundi au vendredi. Je ne note donc plus vaguement « avancer sur les illustrations », mais une quantité précise de travail à réaliser dans un temps défini.
Je n’ai plus besoin de regarder avec appréhension mon gros projet d’un seul bloc, mais juste de me focaliser chaque jour sur la micro-tâche prévue dans mon planning. Et ça, c’est réaliste et réalisable.
Même si je me sens un peu fatiguée et que j’ai perdu ma motivation du début, je peux me concentrer uniquement sur le « petit bout » que j’ai à faire aujourd’hui. Je saurai que si je fais juste ça, c’est que j’avance. Et si j’ai un empêchement, je peux réorganiser ce petit bloc-temps précis ailleurs dans mon planning sans perdre le fil de mon projet.
Étape 4 : Un planning qui s’adapte
Un planning n’est jamais rigide, il s’adapte à vous. Par contre, il représente le fil conducteur de votre projet pour ne jamais vous perdre en route, et vous permet de toujours savoir exactement ce qu’il vous reste à faire.
Par exemple, si vendredi il me reste encore 4 illustrations à faire alors que j’aurais dû avoir terminé, inutile d’attendre la fin du mois pour découvrir que je suis en retard. Je peux réorganiser la semaine suivante, accélérer un peu si j’en ai la possibilité, ou repousser temporairement une tâche moins prioritaire. Un planning offre souplesse et adaptabilité, sans jamais perdre son objectif de vue.
C’est exactement comme ça que je travaille sur mes vrais projets : je transforme toujours un objectif mensuel en plusieurs objectifs hebdomadaires, puis en petites tâches journalières, et je cale des blocs-temps dans mon planning.
Parce qu’il faut toujours prévoir le temps pour qu’une action soit vraiment réalisée. C’est comme prendre rendez-vous avec soi-même. On a ce temps prévu pour le faire, donc on le fait. Si vous ne le prévoyez pas… vous n’en aurez pas le temps.
Souvenez-vous que bien gérer son temps, c’est aussi gagner du temps, parce qu’on sait exactement quand agir et sur quoi se concentrer.
À la fin de chaque semaine, je prends ensuite quelques minutes pour regarder l’ensemble : qu’est-ce qui est terminé ? Qu’est-ce qu’il me reste à faire ? Est-ce que je suis toujours dans les temps ? Cela me permet d’ajuster en temps réel ma semaine suivante et de corriger la trajectoire pendant que j’ai encore le temps de le faire, plutôt que de constater le retard en pleine panique une fois arrivée à la deadline.

➤ Le goodie de la semaine : Mon mois en un coup d’œil
Pour mettre cette méthode en pratique, j’ai créé « Mon mois en un coup d’œil », une fiche à remplir pour partir de votre grand projet du mois, le découper en objectifs hebdomadaires, puis en petites actions à réaliser chaque jour.
Vous gardez ainsi votre objectif sous les yeux pendant tout le mois, avec un fil conducteur clair pour savoir quoi faire aujourd’hui, où vous en êtes, et ce qu’il faudra éventuellement réajuster en cours de route.
À la fin du mois, un petit bilan vous permet aussi de regarder concrètement ce que vous avez accompli et de décider de la suite.
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FAQ : organiser son mois pour tenir ses objectifs
Comment créer un planning mensuel efficace ?
Commencez par définir ce qui doit réellement avoir avancé à la fin du mois. Puis découpez cet objectif semaine par semaine. Ensuite seulement, répartissez les actions concrètes dans vos journées en tenant compte du temps dont vous disposez réellement.
Quelle est la meilleure façon d’organiser un agenda mensuel ?
À mon sens, un agenda mensuel est surtout utile lorsqu’il permet de garder la vue d’ensemble sans perdre le détail du quotidien. Votre objectif du mois reste visible. Et chaque semaine possède une étape claire. Puis votre agenda journalier accueille les actions nécessaires pour la réaliser.
Quelles sont les 5 choses à faire pour s’organiser ?
Choisir une priorité, la découper en étapes, et estimer le temps nécessaire. Puis réserver ce temps dans son planning et faire régulièrement le point pour réajuster. C’est ce dernier point qui évite de découvrir trois semaines trop tard qu’on a complètement dévié de son plan initial.
C’est quoi un tableau de planification ?
C’est simplement un support qui permet de visualiser ce qui doit être fait, dans quel ordre et dans quel délai. Il sert à transformer un objectif général en étapes concrètes que l’on peut suivre au fur et à mesure de leur réalisation.
Comment faire un tableau de planning de travail ?
Partez du résultat final attendu, puis répartissez le travail en grandes étapes selon le temps dont vous disposez. Découpez ensuite chacune de ces étapes en tâches suffisamment petites pour être placées dans vos journées et prévoyez des points de contrôle réguliers pour vérifier que le planning reste réaliste.
Conclusion
Pour résumer l’essentiel, tenir un objectif pendant un mois ne repose pas uniquement sur la motivation du premier jour. Il faut surtout réussir à lui faire une vraie place dans un quotidien, même chargé.
Plus votre projet est grand, plus il a besoin d’être découpé jusqu’à devenir suffisamment concret pour entrer dans votre planning, un jour à la fois. Planifier permet à tous les projets de devenir réalisable dans le temps.
Et j’aime aussi planifier pour savoir exactement où je vais, ce que je dois faire concrètement aujourd’hui pour que mon projet avance, même un petit peu. Et je sais que je peux ajuster en cours de route en fonction de ma vraie vie, sans créer de drame. Simplement m’adapter et garder le contrôle de mon projet quoi qu’il arrive.