Vous vous sentez fatiguée dès le réveil et vous ne comprenez pas vraiment pourquoi vous ne récupérez pas aussi bien qu’avant. Vous essayez à tout prix de trouver des solutions pour mieux dormir parce qu’après tout, après une bonne nuit de sommeil, on DOIT se sentir reposée.
On cherche alors des réponses, sur Internet le plus souvent. Et quand on cherche à savoir comment gérer son énergie au quotidien, on tombe facilement sur des conseils généralistes : se coucher tôt, éviter le café après 17h, éteindre les écrans le soir, faire du sport, manger équilibré, méditer, apprendre à dire non, prendre des pauses, etc. Et vous avez beau essayer tout ça, rien n’y fait, la fatigue persiste.
Viennent alors souvent des questions telles que : « quel est mon problème ? » ou « pourquoi ne suis-je pas normale ?«
Et si en fait, il n’y avait pas un problème… mais simplement un manque d’écoute ?
Parce que si on ne comprend pas pourquoi son corps est fatigué, c’est parce qu’on n’a pas pris assez le temps de l’écouter. Le corps parle à sa façon et nous envoie des signaux en permanence pour indiquer ses besoins. Et dans notre vie moderne où la productivité passe avant tout, le corps finit par être ignoré.
Combien de fois avez-vous entendu cette fameuse phrase : « Mais… arrête de t’écouter ! » ?
Eh bien, dans cet article je vous propose de réapprendre à vous écouter justement. Avant de chercher un remède miracle à la fatigue, ou des façons de mieux organiser votre quotidien ou mieux gérer votre temps… observez ! Observez votre corps le temps d’une journée et décortiquez chaque geste du quotidien pour comprendre à l’échelle de votre corps ce qu’il subit dans une de vos journées types.
La fatigue que l’on ne comprend pas
Notre énergie ne se dépense pas uniquement dans l’effort physique
Quand on pense fatigue, on pense naturellement à ce qui demande un effort physique. Faire le ménage, porter des courses, marcher longtemps, travailler debout… Là, le lien est assez facile à faire : j’ai beaucoup sollicité mon corps, donc je suis fatiguée.
Mais il y a aussi tout ce qui consomme de l’énergie et sollicite le corps sans réellement donner l’impression de faire un réel effort.
Le bruit, par exemple. Une télévision qui tourne en fond, plusieurs personnes qui parlent en même temps, de la musique pendant que vous essayez de vous concentrer… Vous êtes peut-être simplement assise à votre bureau, et pourtant votre cerveau doit traiter toutes ces informations en permanence. De la fatigue cognitive s’accumule insidieusement alors que votre mental se dit « ben, j’étais juste assise à mon bureau« .
Parmi les grandes dépenses énergétiques qui ne tiennent pas de l’effort physique, il y a également… je vous le donne dans le mille : le stress ! Anticiper ce qu’il faudra faire ensuite, regarder l’heure toutes les dix minutes, avoir peur de prendre du retard, penser à trois choses en même temps… physiquement, vous ne faites parfois presque rien. Pourtant votre système nerveux, lui, travaille à plein régime et se met parfois en panique comme si un danger était prêt à vous bondir dessus et qu’il fallait fuir à toutes jambes d’un instant à l’autre.
Et on le sait aujourd’hui, un système nerveux qui bascule en mode survie, comme s’il s’apprêtait à fuir devant un lion dans la savane, mobilise énormément de ressources physiologiques, et cet état n’est pas censé être maintenu dans la durée.
Naturellement, le système nerveux mobilise toute son énergie pour la fuite, il bloque toutes les autres fonctionnalités pour la survie immédiate telles que la digestion, ou la réflexion cognitive. Cette bascule des ressources est censée durer le temps de vous échapper et de vous mettre en sécurité, avant de retrouver très vite un état normal.
Mais dans notre monde moderne, le danger est permanent et le système nerveux peut avoir du mal à redescendre en état de repos, voire rester complètement bloqué en état d’alerte, même la nuit. Du coup, alors qu’on est censée dormir et se reposer, le corps veille et ne se ressource pas. Et au réveil… vous êtes épuisée.
Quand vivre sous pression devient la norme
C’est une situation que je vois très bien dans mon propre quotidien. Je travaille seule chez moi, personne ne me donne d’ordres et personne ne surveille mon emploi du temps. Et malgré ça, je suis capable de me mettre une pression énorme toute seule, comme si le danger était permanent et que tout allait s’effondrer d’une minute à l’autre.
Par exemple, j’ai prévu une tâche de 9h à 10h, il est 10h15 et je n’ai pas terminé ? Mon stress monte immédiatement, j’accélère, je veux rattraper mon retard… et je dépense beaucoup plus d’énergie à travailler sous pression qu’à faire exactement la même tâche dans le calme.
Et c’est précisément ce genre de détail qui devient totalement invisible quand il fait partie de notre fonctionnement habituel. Et c’est là que l’observation devient votre meilleure option pour comprendre votre corps avant de révolutionner quoi que ce soit.
D’ailleurs, si vous voulez creuser cette réflexion, j’ai écrit un autre article pour vous aider à reconnaître les signaux physiques d’une surcharge invisible : Reconnaître les signes physiques de la charge mentale.
Le vrai problème, c’est qu’à force de fonctionner comme ça, on finit par ne plus se rendre compte qu’on est sous pression, parce que c’est devenu la norme.
À force, on finit par perdre le souvenir de ce que ça fait de fonctionner autrement. Prendre son temps donne presque l’impression de perdre du temps. Ne rien faire pendant dix minutes devient inconfortable. Une journée sans urgence paraît bizarre, et on culpabilise de ne pas avoir été assez productive, voire de s’être montrée faignante. Le calme lui-même peut devenir difficile à supporter parce que le système nerveux s’est habitué à être constamment stimulé.
Le plus trompeur, c’est que de l’extérieur, personne ne voit forcément quoi que ce soit. Vous faites votre travail, vous gérez votre maison, vous répondez aux messages, vous avancez dans votre journée… tout semble normal. Mais à l’intérieur, le corps tourne à plein régime du matin au soir.
Et quand cet état devient votre référence de tous les jours, vous ne vous dites plus « ah.. aujourd’hui j’ai travaillé sous pression, c’était dur« . Non, vous vous dites simplement « aujourd’hui j’ai travaillé« , ou même parfois « aujourd’hui j’ai travaillé mais je n’ai pas terminé. Oh la la ! J’ai rien foutu de ma journée« .
Du coup le cerveau enregistre : « je n’ai rien foutu, pourquoi devrais-je être fatiguée ? », alors que le corps est déjà au bout du rouleau.
C’est justement là qu’il devient important de recommencer à observer ce qui se passe dans votre journée, et surtout dans votre corps, parce qu’on ne peut pas corriger un fonctionnement qu’on ne voit même plus.
Les petites fuites d’énergie que l’on oublie de compter
Et puis il y a aussi toutes ces petites choses que l’on ne considère même pas comme des activités, et qu’on ne pense donc jamais à compter dans la dépense énergétique de la journée.
Par exemple…
➺ Penser à sa liste de courses pendant qu’on fait autre chose.
➺ Être interrompue et devoir se reconcentrer.
➺ Chercher ses clés pendant 10 minutes.
➺ Prendre une décision toute bête suite à un imprévu.
➺ Écouter quelqu’un raconter ses problèmes ou se plaindre pendant 20 minutes.
➺ Se retenir de répondre ou de réagir à une remarque qui nous agace.
➺ Changer de tâche parce qu’on vient de se souvenir d’un truc urgent.
➺ Revenir ensuite à ce qu’on faisait avant et essayer de retrouver où on en était…
Pris séparément, franchement, ce ne sont que des petites choses insignifiantes. Au point qu’on ne les considère même pas comme des fuites énergétiques. Après tout, pendant que vous cherchiez vos clés, vous n’avez rien fait, non ? Vous n’avez produit aucun résultat. Mais le corps, lui, qu’a-t-il fait pendant ces 10 minutes ? Le stress, la panique, la charge mentale, les conséquences du retard que ça implique, etc. Tout cela s’additionne et s’accumule sur le compteur énergétique de votre corps.

Et c’est souvent là que le décalage se crée entre ce que l’on pense avoir fait dans sa journée et ce que l’on a réellement demandé à son cerveau et à son système nerveux.
Vous regardez votre journée et vous vous dites : « ben aujourd’hui je n’ai pas fait grand-chose, et je suis crévée… pourquoi ?« . Sauf qu’en réalité vous avez peut-être passé votre temps à consommer de l’énergie dans des tas de petites choses insignifiantes sans le savoir.
Tout ça ne laisse pas forcément une trace visible dans votre agenda. Pourtant, ce sont bien des dépenses d’énergie.
Les relations humaines sont également un bon exemple. Il y a des personnes avec lesquelles vous pouvez passer deux heures et repartir parfaitement bien, voire même complètement heureuse et ressourcée. Et puis il y en a d’autres qui vous laissent complètement rincée en un quart d’heure. Quelqu’un qui râle sans arrêt, se plaint de tout, vous sollicite constamment ou cherche à vous faire réagir peut vous demander énormément d’énergie, alors que sur le papier vous avez simplement « discuté avec quelqu’un« .
Même chose pour les émotions. Une contrariété qui tourne dans votre tête tout l’après-midi, une colère que vous entretenez, ou une inquiétude qui revient sans cesse… physiquement vous n’êtes peut-être pas en train de courir un marathon, mais votre corps, lui, continue à soutenir les émotions qui vous traversent, en essayant de compenser tant bien que mal pour vous laisser continuer vos activités sans ne rien paraître.
Et c’est exactement pour ça qu’un audit d’énergie doit aller chercher beaucoup plus loin que de simplement tracer les grandes lignes de la journée. Il faut regarder aussi tout ce qui se passe dans votre corps, comment vous les vivez physiquement, dans quel environnement, et parfois même prendre note de ce qui se passe dans votre tête.
Avant d’agir, observez ce qui se passe réellement
Ce qu’on va observer concrètement
Maintenant que vous avez compris pourquoi c’est important d’observer, voyons comment il est utile d’observer votre journée en détail.
Et quand je dis en détail, c’est vraiment en détail. Pas simplement « j’ai travaillé ce matin » ou « j’ai fait les courses« . Il faut regarder tout ce qui s’est passé autour de cette activité et la façon dont vous l’avez vécue.
Une réunion, par exemple, peut être parfaitement stimulante un jour et complètement épuisante le lendemain. Parce que vous étiez déjà fatiguée. Parce qu’il y avait du bruit. Parce que vous aviez peur de ne pas être à la hauteur. Parce qu’une personne vous a agacée. Parce que vous aviez trois autres choses en tête en même temps.
Même chose pour une conversation. Certaines personnes vous rechargent, d’autres vous vident. Et parfois, ce n’est même pas la personne en elle-même, mais le moment où la conversation arrive : quand vous êtes disponible, elle passe très bien ; quand vous êtes déjà au bout de votre énergie, elle devient beaucoup plus coûteuse.
C’est pour ça qu’il faut observer à la fois ce que vous faites et ce qui se passe dans votre corps pendant que vous le faites.
Et à la fin de la journée, votre niveau d’énergie raconte souvent beaucoup mieux ce qui s’est réellement passé que votre simple liste de tâches.
Cela rejoint également l’idée de comprendre pourquoi votre énergie varie plutôt que de vous forcer.
Observer l’activité, mais aussi la manière dont vous la vivez
Une fois chaque activité de votre journée identifiée, posez-vous ensuite une question très simple :
Cette activité vient-elle de me fatiguer ou de me ressourcer ?
Vous pouvez utiliser une échelle allant de -5 à +5 :
- -5 pour une activité particulièrement fatigante ;
- 0 lorsqu’elle semble neutre ;
- +5 lorsqu’elle vous ressource fortement.
La note parfaite importe assez peu. Ce qui compte, c’est la comparaison entre les différents moments de votre journée.
Vous découvrirez peut-être que préparer le dîner vous coûte finalement moins d’énergie que le trajet pour rentrer chez vous. Que trente minutes de lecture vous font beaucoup plus de bien qu’une heure passée devant votre téléphone. Ou qu’une conversation particulière vous laisse systématiquement épuisée alors qu’une autre vous redonne de l’élan.
Regardez également le contexte.
À quelle heure cela s’est-il produit ? Étiez-vous déjà fatiguée ? Y avait-il du bruit ? Deviez-vous aller vite ? Quelqu’un vous sollicitait-il ? Aviez-vous plusieurs choses en tête en même temps ?
Ce sont souvent ces détails qui permettent enfin de comprendre une fatigue jusque-là assez mystérieuse.

Chercher les répétitions plutôt qu’une cause unique
À la fin de la journée, regardez l’ensemble de vos notes.
➺ Quelles activités obtiennent les scores les plus négatifs ?
➺ Ont-elles quelque chose en commun ?
Par exemple, est-ce que le bruit est un contexte qui revient souvent ? Êtes-vous particulièrement sous pression, en état de stress à ces moments-là ? Comment avez-vous vécu les interactions sociales ? Quels efforts physiques avez-vous dû réaliser ? Et la concentration ? Votre charge mentale ? Étiez-vous pleinement à votre tâche ou deviez-vous jongler entre plusieurs tâches en même temps ? Comment était déjà votre état d’énergie au réveil avant de commencer la journée ?
Regardez également les horaires. Vous êtes peut-être beaucoup plus disponible mentalement le matin et très rapidement fatiguée l’après-midi. Ou votre énergie augmente-t-elle au contraire après quelques heures d’activité dans l’inertie du mouvement ?
Enfin, après avoir regardé ce qui consomme votre énergie, observez maintenant ce qui vous ressource réellement.
Cette partie est importante, parce que gérer son énergie ne consiste pas uniquement à rechercher ce qui la consomme. Il faut également comprendre ce qui permet de la renouveler. Ce sont ces leviers que vous allez chercher à activer par la suite pour retrouver un équilibre.
Et nous avons tous nos propres leviers de ressourcement. Pour certaines personnes regarder la télévision va être d’un grand réconfort, alors que pour d’autres (le bruit, analyser ce qu’on visionne, comprendre l’histoire, etc. ) peut devenir tout au contraire une dépense énergétique.
Vous devez trouver vos propres leviers. Ça peut-être par exemple : marcher quelques minutes dehors, lire, rester seule, ou au contraire voir du monde, bricoler, appeler une personne que vous appréciez, écouter de la musique, jardiner, méditer…
Grâce à l’observation, vous commencez à construire votre propre mode d’emploi.
Gérer son énergie au quotidien : agir sur ce que l’on a observé
Une fois que vous avez posé tout ça sur papier, l’idée n’est surtout pas de regarder votre journée en vous disant : « bon… il faut que je change toute ma vie« . Sinon vous allez simplement ajouter une nouvelle couche de pression à celles que vous venez justement d’identifier.
Commencez par regarder ce qui ressort le plus clairement.
➺ Qu’est-ce qui vous fait du bien et que vous avez intérêt à garder ou à privilégier ?
➺ Qu’est-ce qui vous coûte beaucoup d’énergie et que vous pourriez réduire ou déléguer ?
➺ Qu’est-ce qui pourrait carrément disparaître avec une organisation ou une méthode différentes ?
➺ Qu’est-ce qui pourrait simplement être déplacé à un autre moment de la journée ?
Parfois, l’ajustement est tout bête. Vous découvrez qu’une tâche vous épuise systématiquement en fin d’après-midi ? Peut-être qu’elle trouverait mieux sa place le matin. Vous constatez que certaines sollicitations tout au long de la journée vous coupent complètement dans votre élan ? Peut-être qu’elles peuvent être regroupées plutôt que subies à un moment précis de la journée.
Et parfois, la réponse demande un choix un peu plus tranché. Une habitude qui ne vous apporte rien. Une personne qui vous vide systématiquement. Une façon de fonctionner que vous entretenez depuis des années alors qu’elle vous coûte beaucoup trop cher en énergie.
Pour vous donner des exemples concrets…
➥ Depuis très longtemps, j’ai décidé que le repassage était une activité inutile, chronophage et épuisante. Je ne repasse jamais, je refuse. Ça ne veut pas dire que je m’habille comme une souillon. Ça veut dire que lorsque je fais les boutiques, je choisis toujours des vêtements qui ne se froissent pas. Je reconnais les matières qui, simplement bien placées sur l’étend-à-linge, vont se détendre d’elles-mêmes et être nickelle, prêtes à porter, sans aucun repassage.
➥ J’ai coupé les ponts avec les personnes négatives qui me pompait mon énergie. Et si j’étais obligée de les côtoyer (on ne démissionne pas parce qu’un collègue de travail est chiant par exemple), alors j’ai appris à poser des limites émotionnelles. Une personne qui râle : vous laissez glisser et n’entretenez surtout pas la conversation. Il cherche votre attention, ne la lui donnez pas. Une personne qui vous critique sans arrêt : vous n’êtes pas concernée. Le problème vient de lui, pas de vous. Il ne fait que refléter ses propres défauts sur vous.
➥ Comme une locomotive, j’ai beaucoup, beaucoup de difficulté à me lancer le matin. Alors que le soir, une fois lancée, j’ai davantage d’énergie disponible. Donc je m’adapte, et je prépare toute ma journée la veille pour n’avoir presque plus rien à faire le matin. Quand je me couche le soir, le déjeuner est prêt, la maison est rangée, ma tenue du jour m’attend dans la salle de bain, etc. Et en plus comme tout est fait, la petite roue du mental n’a plus besoin de tourner pour ces choses-là.
Bref… Observez puis ajustez. Testez vos ajustements quelques jours ou semaines, puis observez ce qu’ils changen réellement.
C’est comme ça que vous allez progressivement construire un quotidien qui tient davantage compte de votre propre fonctionnement, plutôt que d’essayer de faire rentrer votre corps dans une organisation qui ne lui convient pas.

Avant d’en arriver là
Quand on vit avec une fatigue chronique, ou qu’on a traversé un burn-out, ce genre de réflexion finit souvent par s’imposer de lui-même. À un moment, l’énergie devient tellement précieuse qu’on n’a plus vraiment le choix : il faut apprendre où elle part, ce qui la protège et ce qui la détruit.
C’est exactement ce qui m’est arrivé.
J’ai dû apprendre à identifier beaucoup plus finement ce qui me fatigue, parce que continuer à fonctionner comme avant n’était tout simplement plus possible. Le bruit. La pression que je me mets toute seule. Certaines personnes. Certaines émotions. Le fait d’enchaîner sans pause. Et à l’inverse, tout ce qui m’aide réellement à récupérer : le calme, ralentir, lire, méditer, respirer consciemment, m’isoler quand j’en ai besoin…
Avec le recul, je me dis souvent : « si on m’avait expliqué tout ça avant !«
Parce qu’on ne devrait pas devoir attendre d’être complètement épuisée, que le corps dise « stop » pour commencer à regarder comment on utilise son énergie.
On peut aussi faire cet audit d’énergie simplement parce qu’on constate qu’on tire un peu trop sur la corde, même si pour l’instant on tient encore debout. C’est même le meilleur moment, parce que repartir de trop loin dans la fatigue, c’est beaucoup plus long et difficile.
Se réveiller fatiguée plusieurs jours de suite devrait déjà être une alerte à la vigilance et au réajustement de votre énergie.
Et c’est exactement l’intérêt de cet audit : voir maintenant ce qui se passe réellement, pour pouvoir choisir ensuite ce que vous avez envie d’ajuster.
Mon audit d’énergie : une journée pour comprendre où passe votre énergie
À ce stade, vous avez probablement déjà commencé à repérer quelques situations qui vous fatiguent plus que vous ne le pensiez. Mais comprendre le principe en lisant un article et observer réellement son quotidien, ce n’est pas la même chose.
De mémoire, on oublie énormément de choses. On retient les grosses tâches, les moments marquants, la journée de travail, les courses, le ménage… et on laisse justement passer toutes ces petites dépenses d’énergie dont on vient de parler parce qu’elles nous paraissent trop banales ou qu’elles se vivent de l’intérieur… donc ça ne compte pas.
C’est pour ça que j’ai créé le goodie Mon audit d’énergie.
L’objectif c’est de vous aider à regarder votre propre journée avec un autre regard, à sortir du vague « je suis fatiguée mais je ne sais pas pourquoi » et à mettre enfin le doigt sur ce qui vous coûte réellement de l’énergie… mais aussi sur ce qui vous en redonne.
Parce qu’une fois que c’est posé devant vous, noir sur blanc, il devient beaucoup plus facile de faire le tri. Vous ne cherchez plus au hasard quelle nouvelle habitude adopter ou quel conseil appliquer. Vous partez de votre corps, votre rythme, votre quotidien et vos propres besoins.
Vous remettez des repères dans votre journée. Des repères qui correspondent à vous, vraiment, et non pas à l’idée que vous vous faites des repères des autres.
Et c’est là que les ajustements commencent à devenir vraiment utiles.
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Questions fréquentes sur la gestion de l’énergie
Quels sont les symptômes d’un gros manque d’énergie ?
Une baisse d’énergie peut se traduire par une sensation de fatigue physique, des difficultés à se concentrer, une impression de fonctionner au ralenti, davantage d’irritabilité ou le besoin de récupérer après des activités habituellement faciles.
L’observation de votre quotidien peut vous aider à comprendre dans quelles circonstances ces sensations apparaissent. Une fatigue importante, inhabituelle ou persistante mérite toutefois d’être évoquée avec un professionnel de santé afin d’en rechercher la cause.
Comment rééquilibrer son énergie ?
Commencez par regarder comment votre énergie évolue réellement au cours de la journée. Repérez les activités, les environnements et les interactions qui la consomment, puis ceux qui vous permettent de récupérer.
À partir de là, cherchez un ajustement concret : modifier un horaire, espacer certaines tâches, réduire une stimulation, prévoir une activité qui vous ressource ou supprimer une sollicitation devenue inutile.
Quelles sont les astuces pour avoir plus d’énergie au quotidien ?
Avant d’accumuler les astuces, identifiez vos propres sources de fatigue et de récupération.
Une habitude peut être très efficace pour une personne et totalement inutile pour une autre. L’observation permet de choisir ensuite les actions les plus pertinentes pour votre quotidien : sommeil, pauses, activité physique adaptée, organisation différente, temps calme, réduction des sollicitations…
Comment avoir davantage d’énergie au quotidien ?
Une partie de la réponse se trouve parfois dans la quantité d’énergie que vous dépensez inutilement.
Lorsque vous connaissez mieux votre fonctionnement, vous pouvez préserver vos ressources pour les activités importantes et organiser différemment celles qui vous coûtent davantage.
Gérer son énergie devient alors beaucoup plus concret : vous savez où elle part, ce qui la renouvelle et sur quels éléments vous avez réellement une marge de manœuvre.
➽ Pour aller plus loin…
Observer votre énergie sur une journée permet de commencer à voir ce qui se joue derrière une fatigue parfois difficile à expliquer. Deux autres articles peuvent vous aider à poursuivre cette réflexion et à mieux comprendre les variations de votre énergie et les manifestations physiques d’une surcharge quotidienne.